Abbaye Notre-Dame de Langonnet 1/2

 

Le cloître

Le cloître est comme le pivot de l’abbaye. Les bâtiments sont construits tout autour selon le plan traditionnel des abbayes cisterciennes: trois corps de logis disposés en fer à cheval, fermés par la chapelle abbatiale.
Le cloître a une fonction particulière dans toute l’abbaye: il délimite une zone de silence. C’est le lieu de prière et de méditation. Les moines y déambulaient en lisant les parchemins ou les livres saints.
Le cloître actuel de l’abbaye de Langonnet, en béton armé, a été rebâti, entre 1930 et 1936, sur l’emplacement de l’ancien, à l’occasion du 8eme centenaire de la fondation de l’abbaye.
Les cloîtres sont généralement carrés ou rectangulaires. Celui-ci a la forme d’un trapèze avec sept travées côté nord (église), six côté sud, huit côté est (salle capitulaire) et huit côté ouest.
 » Il est impossible au visiteur de s’imaginer quel est l’univers du moine s’il ne pénètre pas dans le cloître car c’est le centre de la vie monastique« ; d’ailleurs ne dit-on pas « se retirer dans le silence du cloître »

 

La cour intérieure

Tout autour du cloître reviennent régulièrement 3 écussons portant les armoiries:

  • de l’Ordre de Citeaux, avec l’inscription: Cistercium, mater nostra   (Citeaux, notre mère)
  • du Duché de Bretagne (avec les hermines)
  • de la Congrégation du Saint-Esprit (avec le cœur  et la colombe)


Des vestiges d’un cadran solaire se devinent au 1er étage, au-dessus de la salle du chapitre.
La statue de la Vièrge, au centre de la cour, est une réduction de Notre-Dame-de-France de l’exposition de 1878.

Le Clocher

On dit qu’il est typiquement cistercien.
Les cisterciens étaient des moines qui, voulant revenir à la règle de Saint Benoît (VIème siècle) s’installèrent dans les marais, sur les bords de la Saône. Or le vieux mot gaulois pour dire marais est « cistel ». Ainsi les moines des cistels seront dénommés cisterciens. Leur monastère principal devint « Citeaux ».
L’austérité monastique rejaillit sur l’architecture qui se veut sobre et dépouillée de tout artifice décoratif, d’où ce clocher massif, trapu, aveugle et modeste par sa hauteur pour ne pas concurrencer les clochers des paroisses environnantes.
Sur ce clocher, une date est gravée: 1788. En effet, l’histoire de l’abbaye (située à proximité d’une route stratégique, la voie romaine reliant Vannes à Carhaix.) fut troublée par différentes guerres tout au long des siècles: guerres de Succession de Bretagne, de Cent Ans, de religion…