Ruines de Kergonadeac’h

Par : azraelle29

Août 27

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Catégorie: Châteaux

2 Commentaires

Ouverture :f/4.5
Focale :10mm
ISO :200
Shutter:1/200 sec.
Appareil photo :SLT-A77V


Le château de Kergournadeac’h ou Kergonadeac’h ou Kergournadech (1620), édifié sur l’emplacement du château fort. La famille de Kergournadeac’h est issue de la famille et du seigneur de Nuz de Cléder qui aida au VIème siècle saint Paul Aurélien à combattre le dragon de l’île de Batz. La lignée mâle directe des Nuz se perpétue jusque la fin du XIIIème siècle. En mars 1280, un certain Olivier de Gergournadeg, scelle de son sceau un accord entre le comte Hervé de Léon et le vicomte de Rohan. On trouve ensuite mentionné un certain Guyomarc’h (fils d’Olivier de Kergournadec’h). Un Olivier de Kergournadech épouse le 26 avril 1464 Mencie du Chastel, fille d’Olivier et de Jeanne de Ploeuc et décède le 18 octobre 1482. L’abbé Salomon de Kergournadec’h escorte la duchesse Anne de Bretagne à Saint-Jean-du-Doigt en 1506. La terre de Kergounadeac’h ou Kergournadec’h, propriété vers l’an 1500 de la famille Coetquelfen, passe, vers l’an 1530, dans la famille de Kerc’hoent (suite au mariage d’Alain de Kerc’hoent avec Jeanne de Coetquelfen et de Kergournadec’h), puis dans celle de Rosmadec en 1616. A l’époque de la Révolution, elle appartient au marquis de Grandville et devient par acquêt en 1878, la propriété des comtes de Guébriant. L’édification du château est commencée par Olivier de Kerc’hoent, époux de Marie de Ploeuc (dame de Coëtanfao), décédé en 1594 et terminée par son fils François, dont la fille unique, Renée de Kerc’hoent, épouse le 1er mai 1616, Sébastien de Rosmadec, marquis de Molac, gouverneur de Quimper et de Dinan. Sébastien de Rosmadec meurt en 1643. Le fils Sébastien, lieutenant général de Bretagne et gouverneur de Nantes recueille la succession et se marie à Renée Budes, marquise de Sacé et comtesse de Guébriant. Veuve de sa première femme, Sébastien de Rosmadec convole, l’an 1681, avec Catherine d’Escorailles. La fille du premier lit, Marie-Anne hérite de Kergournadeac’h qu’elle apporte en dot à René Le Sénéchal, comte de Carcado, en 1681. Le château devient en 1726 la propriété de Mathieu Pinsonneau, maréchal héréditaire du Leonnais pour 502.000 livres. C’est à sa veuve et à sa fille Pétronille (épouse de Julien Bidé de la Grandville dès 1752) qu’on attribue la ruine du château. Après eux en héritèrent les familles d’Hautefort, puis de Maillé, de laquelle les Budes de Guébriant (originaire, semble-t-il, de la paroisse de Pluduno dans les Côtes-d’Armor, et ayant comme devise « Superis victoria faustia ») acquirent Kergournadeac’h en 1878. Une partie des pierres servit à la construction des églises de Plounévez-Lochrist et de Plouider. Un grand pavillon du XVIIIème siècle s’élève à côté des ruines. Vers 1878, on découvrit dans les ruines du château de Kergournadec’h, de 20 à 25 pièces d’or, à la frappe de Charles V et Charles VII de France, d’Henri II d’Angleterre. A signaler aussi que vers 1830, le chevalier de Fréminville voit dans l’église de Lochrist en Plounévez-Lochrist un sarcophage de pierre portant en son milieu le blason de Kergournadec’h (il pourrait s’agir de celui de Guyomarc’h, fils d’Olivier de Kergournadec’h, second seigneur de Kergournadec’h, ou celui de l’abbé Salomon de Kergournadec’h); En 1638, M. de Rosmadec, propriétaire du Kergournadech, écrivait, le 2 Février, le récit de la découverte qui fut faite près du château : « J’ay à vous dire comme il s’est trouvé une chose merveilleuse dans le fonds d’une haulte butte environnée de grands rochers qui est située au milieu de la rabine que je vais faire. Lorsqu’on aplanissait cette butte, on a découvert une forme de sépulture en forme de voute, toute massonnée autour par le dedans, ayant de profondeur de ras de terre cinq pieds, trois et demy de largeur et huit grands pieds de longueur, et la couverture toute d’une seule pierre. On n’a trouvé dedans qu’une manière de cendre noire espandue au fond tout partout à l’épaisseur d’un teston, deux formes de lames de cuivre d’une empare de long et trois doigts de largeur, toutes rouillées et mangées de crasse et deux petites pièces d’écailles faites et taillées en forme de pointe pour armer des flèches. A l’entour de ladite sépulture, sous six pieds de hauteur de terres qu’on a remuées pour aplanir la rabine, se trouve à chaque coup de pelle qu’on besche, toutes sortes de grains connaissants, scavoir : froment, seigle, orge et avoyne et sont tous brutes quoique néant moins les grains paraissent en leur entier, et quand on vient à les manier ils deviennent tous en cendre. Je réserve toutes ces pièces et de ces grains à vous faire voir, on ne sait ce que cela veut signifier. Ce lieu est assez visité par le peuple. On ne parle que de cela en ce canton, quoi que c’en soit, je ne fais pas moins d’aplanir ce lieu pour rendre parfaite la pièce que je fais faire qui, sans vanité, est la plus belle pièce de Bretagne pour une advenue » (Société Archéologique, XXV, p. 321). M. de Kerdanet, dans ses notes à la Vie des Saints d’Albert-le-Grand (p. 196), nous donne quelques détails sur les constructions entreprises par le marquis de Rosmadec et sur la généalogie de la maison à laquelle il venait de s’allier : « Marc Wulson, dit-il, dans sa généalogie des Rosmadec, cite une enquête de 1434 dans laquelle les gentilshommes du pays de Léon déposaient avoir entendu dire et tenir par longue tradition que, depuis le temps de saint Paul jusqu’à celui de l’enquête, tous les seigneurs de Kergournadec’h avaient été chevaliers, d’où le proverbe : Araoc ma voa a aotrou e neb leac’h – E soa eur marc’hec e Kergournadeac’h (Avant qu’il y eut seigneur en quelque lieu – Il y avait un chevalier à Kergournadec’h). Le premier dont il soit fait mention, après celui des légendes, est Olivier de Quergournadehq, qui vivait en 1288 ; son fils Guyomar se signala dans les guerres de Montfort contre Charles de Blois. La terre de Kergournadech passa, en 1504, dans la famille de Kerchoent, par le mariage de Alain de Kerchoent avec Jeanne de Kergournadech. Leur petit-fils François épousa Jeanne de Botigneau, dont il n’eut que deux filles, Claude et Renée ; cette dernière épousa, le 1er Mai 1616, à l’âge de quinze ans, Sébastien, marquis de Rosmadec, qui détruisit le vieux palais de Kergournadech pour bâtir, un peu plus bas, une nouvelle bastille que Wulson, qui y avait séjourné quelque temps, assurait être  » l’une des plus belles et régulières maisons en son architecture qui se pût voir en France « . Dans les deux gravures que Wulson nous a laissées du château, on voit qu’en 1644, il était flanqué de quatre grosses tours rondes, avec machicoulis, guérites et meurtrières. Dans l’enceinte</span> <span style= »color: #000040; font-family: ‘times new roman’; »>du château régnait un vaste corps de logis avec ses portes et ses fenêtres gothiques. Derrière le château, on remarquait un bel étang entouré de quelques bois et, plus loin, une chapelle groupée sur une petite éminence. La tradition rapporte que le roi n’avait voulu donner à cette forteresse que trente années d’existence après son achèvement, que ce temps expiré, on eut ordre de la démanteler et que de ses débris on construisit alors la jolie maison voisine, et plus tard les églises de Plounévez et de Plouider ».

2 commentaires sur “Ruines de Kergonadeac’h”

  1. Superbe,mais jette un oeil à ça ! http://kerhoant.-kergournadeac-h.html bonne journée


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