Guerlédan, derniers jours d’assèchement.


Suite à la Première Guerre Mondiale, l’électricité était un bien précieux et rare, particulièrement en milieu rural. La construction d’un barrage de 40 mètres de haut , au lieu-dit Guerlédan, pour fournir en électricité près d’un tiers de la Bretagne, était vue comme une folie. Il fallu l’audace du sous-préfet Joseph Ratier (sous-préfet de Pontivy), la force d’action de l’ingénieur Auguste Leson et sept années de travaux pour que le projet voit le jour.

C’est en 1921 que Mr Ratier imagine barrer le Blavet au niveau de l’écluse de Guerlédan, sur le canal de Nantes à Brest, pour installer une grande usine électrique.

Les travaux commencent en 1924 et la construction gigantesque constitue un défi pour les ingénieurs de l’époque. En effet, avant la Seconde Guerre Mondiale, il n’existe que quatre barrages de cette importance en France mais qui ne produisent pas d’électricité. Guerlédan est le 1er barrage construit en béton en France. Malgré les problèmes financiers et techniques imprévus, le barrage et l’usine sont inaugurés le 12 octobre 1930.

La création du lac entraîne l’immersion de 17 écluses ainsi que les maisons éclusières et les carrières d’ardoises nombreuses dans la vallée et coupe désormais le canal de Nantes à Brest en deux.

Des opérations d’assèchement du lac sont ponctuellement conduites afin de permettre un contrôle sécuritaire ainsi qu’un entretien régulier des parties immergées de l’ouvrage. Ce fût notamment le cas en 1975 et en 1985. A l’époque déjà, plus de deux millions de visiteurs étaient venus découvrir les mystères de la vallée engloutie.
En 2015, un nouvel assec est programmé entre mai et octobre. Période nécessaire à EDF pour intervenir sur les parties habituellement immergées du barrage.
Dès avril, avec l’ouverture des vannes, l’eau s’écoulera à marche forcée pendant un mois en pied de barrage jusqu’à l’assec total du lac en mai. Le Blavet serpentant dans la vallée de Guerlédan, retrouvera alors son ancestral lit naturel canalisé. Des paysages lunaires et mystérieux seront alors mis à jour durant six mois. Puis, à partir de novembre, les vannes se refermeront et la mythique vallée de Guerlédan sera à nouveau submergée par les eaux pendant de très nombreuses décennies…

 

 

5 commentaires sur “Guerlédan, derniers jours d’assèchement.”

  1. La fin de l’assec est jolie mais bien moins spectaculaire que au début, j’ai fait des photos en juillet et octobre, la végétation à poussé, j’ai posté sur mon blog des photos de juillet… C’est bien plus lunaire.

    • Tout à fait d’accord avec toi ! J’y suis allée en mai, c’était un autre monde… Tôt le matin, personne sur les lieux, un régal ! 🙂

  2. Belle présentation et puis une belle photo ,bravo.


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