Chapelle Sainte-Barbe du Faouët

Jean de Toulbodou, fidèle à sa promesse, entreprend la construction de cette chapelle le 6 juillet 1489. Elle s’achèvera en 1512. On retrouve en inscription gothique la date de commencement sur la console d’une statue placée dans le transept. On découvre un campanile abritant une cloche ayant pour vertu d’éloigner la foudre.

A la fin du XVe siècle, le cadet des seigneurs de Locmalo, Jean de Toulbodou quitte son manoir de Guidfoss en Plouray pour aller chasser. Alors qu’il se trouve sur les terres de Jean de Boutteville, seigneur du Faouët, il se fait surprendre par un orage d’une rare violence. Les gigantesques rochers qui l’entourent sont frappés par la foudre. Des quartiers de roches se détachent de la paroi verticale. Gagné par une extrême frayeur, Jean de Toulbodou voit sa fin approcher et prie alors Sainte Barbe, ordinairement invoquée pour se protéger du feu et de la foudre. Il lui promet, si elle le sauve, de lui ériger une chapelle en ce lieu. L’orage prend fin soudainement, Jean de Toulbodou est exaucé. Fidèle à sa promesse, il entreprend la construction de cette chapelle le 6 juillet 1489 en cet endroit si exigu. Elle s’achèvera en 1512. On retrouve en inscription gothique la date de commencement sur la console d’une statue placée dans le transept est. La date d’achèvement, quant à elle, figure sur un phylactère tenu par un ange ornant une clé de voûte.
En arrivant sur le site de la chapelle, on découvre le campanile abritant une cloche ayant pour vertu d’éloigner la foudre. Les marches d’un escalier monumental mènent à l’oratoire Saint-Michel puis à un ossuaire encastré dans la roche et enfin à la chapelle.
Celle-ci possède de nombreux pinacles à gargouilles surmontant des contreforts. La tourelle d’escalier hexagonale fait office de clocher. La façade occidentale est ouverte par deux portails composés chacun de deux portes jumelées.
A l’intérieur, on remarque, comme dans l’église Notre-Dame à Kernascléden, une voûte en pierre sur croisées d’ogives, une exception pour l’époque où presque toutes les voûtes étaient en bois. Les armes des Boutteville et des Toulbodou, seigneurs fondateurs, sont présentes sur de nombreux écus de la voûte, ainsi que sur certains vitraux.
Différentes scènes de la vie de Sainte Barbe figurent sur les vitraux du chœur de la chapelle. La tribune, supportée par trois colonnes, était réservée aux seigneurs fondateurs.
Un sentier mène à la fontaine de dévotion. Celle-ci, datant de 1708, est aménagée dans un enclos carré à banc intérieur. Une niche abrite une statue de Sainte Barbe. Selon la légende, les jeunes filles célibataires y jetaient une épingle à tête ronde en tâchant d’atteindre l’orifice percé dans le bassin de la fontaine pour savoir si elles se marieraient dans l’année. En poursuivant sur le sentier, on accède aux berges de l’Ellé.

2 commentaires sur “Chapelle Sainte-Barbe du Faouët”

  1. Superbe cadrage et maitrise parfaite du traitement . michel


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