Château de Castelnau-Bretenoux

Historique

 Castelnau-Bretenoux.

Sa construction s’est déroulée sur plusieurs siècles, du xiie au xviie siècle. Son origine remonte à Hugues de Castelnau, qui fait édifier une enceinte autour de son domaine. Il est l’ancêtre d’une lignée familiale très puissante, baronnie inféodée aux comtes de Toulouse et qui prospère dans une région riche en ressources agricoles.

Levée du Christ, extrait du lapidaire.

De sa période médiévale, on retrouve le donjon carré et un logis seigneurial. Il fut ensuite réaménagé au xve siècle pour s’adapter à l’artillerie naissante. Il sera pris par Henri II Plantagenêt mais redeviendra propriété des barons de Castelnau à l’issue de la guerre de Cent Ans.

Quand le dernier Castelnau meurt en 1715, le château n’est plus entretenu et se dégrade pendant presque deux siècles. En 1860, le château appartient à un M. Dubousquet qui a, un moment, l’idée d’y installer un monastère. Il est classé monument historique en 1862 (et plus tard l’ensemble du site sera inscrit). Le curé de Castelnau, l’abbé Selves, l’acquiert en 1873.

En 1895, il est racheté par Jean Mouliératchanteur d’opéra comique parisien, qui entreprend sa restauration. De plus, Mouliérat est un collectionneur qui rassemble nombre de meubles et d’objets d’art religieux (peintures et sculptures). À sa mort en 1932, le dernier propriétaire de Castelnau-Bretenoux lègue son bien à l’État. Grâce à lui, on peut maintenant visiter sept pièces de cette forteresse, restaurées et meublées dans le style médiéval.

Architecture

Bâti sur une colline à l’intersection de plusieurs vallées, dont celle de la Dordogne, le château est visible de loin et reconnaissable à ses murs de pierre rouge. Sa forme est globalement triangulaire :
  • 86 mètres pour le front est qui comprend l’entrée du château,
  • 84 mètres pour le front nord-ouest,
  • 83 mètres pour la front sud-ouest.

Sa conception impose le respect : triple enceinte, larges courtines, fossé profond, neuf tours rondes.

Il ne reste rien en élévation de ce qui a été construit au xie siècle par les barons de Castelnau.

Le plus ancien bâtiment date du xiie siècle : la tour de l’auditoire. Il est probable que le château est reconstruit après le siège de 1159. La tour de l’auditoire est un bâtiment rectangulaire mesurant m par 11 m, d’une hauteur de 20 m. Il est construit sur deux niveaux de caves et comprend deux niveaux, aveugles à l’origine, avec un sommet une grande salle, une aula, ouverte par cinq baies remarquables(la construction des bâtiments du xive siècle a rendu aveugle l’ouverture sur un des côtés), trois côtés extérieurs et deux sur la cour du château avec une cheminée entre les deux ouvertures, lieu de vie et de réception où se sont réunis les États du Quercy. Cette salle a pu être aménagée par Bernard de Castelnau ou Maffre II.

À côté se trouve le donjon de m de côté et de 30 m de hauteur construit à la fin du xiie siècle et au début du xiiie siècle. Les murs font m d’épaisseur. Le donjon a été surélevé au xive siècle. Il comporte trois niveaux. On voit encore des trous de boulin qui servaient à monter des hourds avant que ce mode de défense devienne inutile quand des mâchicoulis aient été construits lors de la surélévation du donjon. En 1475, Jean II fait une ouverture pour y placer une cloche. La salle du premier étage est voûtée sur croisée d’ogives.

Le reste du château est construit au xive siècle, au moment où la famille s’impose dans la région dans une période très troublée. Le bâtiment de l’auditoire est prolongé par le corps de logis de même largeur. Il correspond peut-être à l’agrandissement du château prévu par la charte d’Hugues III, en 1345. Ce corps de logis est remanié par les aménagements luxueux faits par Alexandre de Castelnau (1590-1621).

D’après une charte de 1329, la chapelle castrale de deux travées a été construite à la demande de l’évêque de Rodez Pierre de Castelnau, et non de l’évêque de Cahors Bégon de Castelnau, par un maître-maçon de Bretenoux, Jean d’Astorg. Cette nouvelle chapelle a été construite à l’emplacement d’une ancienne chapelle romane qui a été détruite. Un blason sculpté en clé de voûte est attribuée à l’évêque de Cahors, Jean de Castelnau-Calmont. La chapelle castrale était entièrement peinte, mais ces fresques, citées dans les rapports de visite du xixe siècle, ont disparu sauf quelques traces.

Trois tours marquent les sommets du triangle de diamètres différents. Celle du sud a m de diamètre, celle de l’ouest a m et la tour militaire, ou grosse tour, a un diamètre de 12 m.

La tour militaire est renforcée au xve siècle pour renforcer sa défense au moment où apparaît l’artillerie. On y fait des archères et des canonnières sur cinq étages. Les trois étges supérieurs ont un usage résidentiel.

Les bâtiments sont transformés au xvie siècle pour améliorer le système défensif et les parties résidentielles.

On l’embellit au xviie siècle pour en faire une demeure de plaisance en y ajoutant des salons richement décorés, des fenêtres plus fonctionnelles et un balcon d’honneur.

Abandonné par les ducs de Luynes, le château va progressivement se transformer en ruine. L’incendie de 1851 a fait disparaître les appartements du xviie siècle. C’est Jean Mouliérat, à partir de 1896, qui va faire de la restauration l’œuvre de sa vie et lui donner son état actuel.

L’église du château, construite au xive siècle a été classée monument historique le 18 mars 1913.

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