Château d’Aguilar

DSC07859crtag

DSC07852crtag

DSC07849crtag

Le château d’Aguilar (Aguilar en occitan) est un château dit cathare situé à l’est de Tuchan, dans le département de l’Aude. C’est un château datant peut-être du xiie siècle dont la construction continue durant le xiiie et le xive siècle. Château féodal aux mains de la famille de Termes il devient au xiiie siècle une forteresse royale.

Historique

Possession de la famille des comtes de Carcassonne en 1004, le lieu d’Aguilar est cédé vers 1010 avec une partie du Perapertuses au comte de Besalù. Dans son testament daté de 1021 le comte de Besalù Bernat Taillefer qualifie Aguilar de pech (montagne) à la limite des comtés de Narbonne et Roussillon. On ignore si à cette date Aguilar était un lieu habité et si une fortification y existait car la première mention du château remonte à 1240. À une date inconnue, peut-être vers la fin du xie siècle, Aguilar entre dans le patrimoine des seigneurs de TermesOlivier de Termes, dépossédé par le roi de son château de Termes en 1228, fait d’Aguilar sa résidence principale. C’est probablement à lui que l’on doit la construction de la partie centrale du château et le développement du village fortifié qui flanquait le château au sud.

Pendant l’été 1240, le château sert de point de rassemblement aux chevaliers qui se rallient à la révolte du vicomte Trencavel avant de faire le siège de Carcassonne. Après l’échec de cette révolte Olivier de Termes fait sa soumission au roi. En mai 1241 il remet son château d’Aguilar et le Termenès à Louis IX. Le château devient une forteresse royale, dirigé par un châtelain dont le premier est cité en 1246. Cependant dix ans plus tard saint Louis rend à Olivier, Aguilar et la plus grande partie du Termenès en raison de son bon comportement en Terre Sainte. Soucieux de concourir à la défense du royaume de France Olivier projette, dans son testament de 1257, de léguer le château au roi. Mais il finit par le vendre à saint Louis, lors d’un séjour à Paris en mars 1262. Six mois après le châtelain royal Peire de Mirepoix prend possession de la forteresse. Aguilar constitue à partir de cette date et jusqu’au traité des Pyrénées (1659), l’une des forteresses frontières défendant la France face aux royaumes hispaniques.

Pour cette raison le château est alors renforcé entre le milieu du xiiie siècle et le début du xive siècle par une seconde enceinte munie de tous les perfectionnements techniques de l’époque. Cette seconde enceinte est en partie construite sur le village fortifié qui disparaît dans le courant du xive siècle.

Malgré des défenses perfectionnées la faiblesse de la garnison rend le château particulièrement vulnérable. En 1387 une compagnie de 300 routiers s’en empare de nuit avec leurs échelles. De là les routiers rançonnent les marchands catalans. Mais ils sont battus par une armée envoyée par le roi d’Aragon. En 1525, le château est conquis par Charles Quint. En 1542 après l’échec du siège de Perpignan, le château, dans lequel s’est retiré une partie de l’armée française, est attaqué par les Espagnols. L’année suivante une garnison d’Allemands à la solde de Charles Quint s’en empare. Le château est restitué au roi de France l’année suivante, en 1544, après la signature de la paix entre François Ier et Charles Quint. Une garnison royale occupe les lieux jusqu’à la signature du traité des Pyrénées. Le château tombe alors peu à peu en ruine jusqu’à son classement comme Monument historique le 2 juillet 1949. En 1999, il sert de décor à la série télévisée « Tramontane ».

Il fait partie des « Cinq fils de Carcassonne » avec les châteaux de QuéribusPuilaurensTermes et Peyrepertuse, tous situés en haut de pitons rocheux « imprenables ».

Description

Le château est situé sur une colline de 96 mètres de hauteur surplombant la plaine de Tuchan. Il est composé de deux enceintes séparées par des lices. Les bâtiments regroupés au centre de la deuxième enceinte sont tous pratiquement détruits. L’enceinte extérieure, construite par les ingénieurs royaux entre 1262 et le début du xive siècle, est composée de six tours semi-circulaires. L’enceinte intérieur, correspondant au château féodal des seigneurs de Termes, abrite un corps de logis et une citerne. À une époque tardive cette enceinte a été flanquée par une tour rectangulaire. Sur le versant sud du château subsistent la chapelle Sainte-Anne et quelques vestiges de l’enceinte qui protégeait le village.

Publicités

Château de Peyrepertuse

DSC07816crtag

DSC07832crtag

Le château de Peyrepertuse (en occitan : Castèl de Pèirapertusa) est un château dit « cathare » situé dans le département de l’Aude en région Occitanie.

Il est le centre du micro-pays et de l’ancienne seigneurie du Peyrepertusès (en occitan : Pèirapertusés) qui veut dire « pierre percée ».

Géographie

Le château est situé sur la commune de Duilhac-sous-Peyrepertuse département de l’Aude en région Occitanie dans les Corbières. Il se trouve sur une crête calcaire à près de 800 m d’altitude, en haut d’une colline qui sépare Duilhac du village de Rouffiac-des-Corbières, dominant garrigue et vignes. Position stratégique qui permet à la fois de voir loin dans les différentes vallées qui l’entourent, de contrôler les cols ou de communiquer des signaux au château de Quéribus un peu plus au sud.

La vue du château depuis Duilhac (au sud) est impressionnante grâce à la falaise de 30 à 40 mètres sur laquelle le château est posé. L’entrée principale se trouve du côté nord, mais à l’époque des Cathares un passage secret permettait après un chemin étroit derrière un gros éperon rocheux de rentrer dans le château par une échelle amovible. Aujourd’hui la poterne du passage secret est fermée mais le chemin est toujours là (le passage derrière l’éperon est exceptionnel) et on peut terminer l’ascension par une voie d’escalade.

Histoire

Le château fait partie des « Cinq fils de Carcassonne » avec les châteaux de QuéribusPuilaurensTermes et Aguilar, tous situés en haut de pitons rocheux « imprenables ». Il est surnommé la « Carcassonne céleste » car c’est le plus grand des cinq châteaux et qu’il était aussi vaste que Carcassonne.

Le site fut occupé à l’époque romaine dès le début du Ier siècle av. J.-C., comme l’ont montré des fouilles récentes. En 806 apparurent les premières mentions du château dans l’Histoire. Il était alors catalan et s’appelait Perapertusès. Il appartenait au comte de Besalú, une petite ville située en Catalogneentre Figueres et Olot, dans un texte de 1020. La première mention du château date de 1070

Il passa ensuite dans le comté de Barcelone en 1111, puis dans la vicomté de Narbonne. À partir 1180, le comte de BarceloneAlphonse II devenu roi d’Aragon s’émancipa de sa vassalité au roi de France. La zone devint de facto une frontière.

À l’époque de la croisade contre les Albigeois, il était le fief de Guillaume de Peyrepertuse qui, ne voulant pas se soumettre, fut excommunié en 1224. Ce dernier se soumit après l’échec du siège de Carcassonne, et le château devint une possession française en 1240. En 1242, Saint-Louis décida de le renforcer et de lui ajouter une deuxième partie, le donjon Sant Jòrdi, situé plus en hauteur sur la crête ; le donjon Sant-Jordi fut alors construit en 1250-51 et on réaménagea le Donjon Vieux ainsi que l’église Sainte-Marie qui existait antérieurement. La situation était confuse dans cette région jusqu’à la signature du traité de Corbeil en 1258 laissant libre la Catalogne et le Languedoc. Il fixait aussi la frontière juste au sud du château de Peyrepertuse. Celui-ci, comme ses voisins, les châteaux de Puilaurens et Quéribus, était une des forteresses royales reconstruites à la fin du xiiie siècle pour défendre la frontière contre le royaume d’Aragon puis l’Espagne jusqu’au xviie siècle.

En 1355, le château fut remis en état de défense et Henri de Transtamare, prétendant au trône de Castille, défait à Navarette, fut autorisé par le roi de France Charles Và s’y réfugier. En 1542, Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s’empara du château au nom de la Réforme, mais fut pris et exécuté.

Le château fut déclassé comme place frontière lors du Traité des Pyrénées en 1659 ayant perdu son intérêt stratégique. Bien que la citadelle eut beaucoup moins de valeur depuis l’annexion du Roussillon en 1658, une faible garnison commandée par un officier subalterne fut maintenue jusqu’à la Révolution française, pendant laquelle il fut abandonné. Vendu comme Bien National en 1820, ses ruines subsistèrent jusqu’à aujourd’hui. La première campagne de consolidation du monument commença en 1950.

De nos jours

Ses ruines accueillent aujourd’hui près de 100 000 visiteurs par an. Elles dominent de 800 m les vignobles de la région et le village de Duilhac (vignoble des Corbières).

On y accède par une route qui s’arrête juste en dessous de la falaise sur un parking, les visiteurs peuvent ensuite utiliser un chemin (environ un quart d’heure) pour faire le tour du château par l’est et rentrer par l’entrée principale côté nord. Même si le château est en ruine, la plupart des murs sont encore debout, certaines pièces sont encore bien conservées (notamment la chapelle fortifiée dans le Bas-Château).

Pour les courageux et les randonneurs, un sentier de grande randonnée part du village de Duilhac (prendre la route du château sur quelques centaines de mètres avant de prendre à droite un petit chemin qui coupe les lacets). Il s’agit d’une variante du sentier cathare.

Par temps d’orage ou de grand vent, la montée est fortement déconseillée et souvent interdite pour protéger les visiteurs de la foudre et des glissades dangereuses dans l’escalier Saint-Louis, qui relie l’ancien château au donjon, déjà fort glissant par beau temps.

La falaise de calcaire est propice à l’escalade et les voies aboutissent toutes ou presque dans l’enceinte, au grand plaisir des grimpeurs qui terminent leur ascension sous le regard des touristes spectateurs.

Description

Le château mesure 300 mètres de long et 60 mètres de large dans sa plus grande largeur. L’entrée se trouve au nord et tout le reste du château est inaccessible de par les falaises qu’il surplombe. Tout le château est entouré de remparts soigneusement accrochés en haut des à-pics. Mais la muraille de la partie nord plus accessible et plus imposante que celle de la partie sud qui est composée de pentes très abruptes. Il est composé de deux esplanades à l’est et à l’ouest. Celle de l’est est bordée d’une courtine de 120 mètres de long jalonnée par deux tours de plan semi-circulaire. Cette enceinte « basse » a conservé son chemin de ronde formé de dalles reposant sur des corbeaux. Le côté sud est défendu par l’à-pic de la falaise. L’angle nord-ouest abrite la porte d’entrée. On peut observer sur cette esplanade le château primitif du comte de Besalù et la chapelle du xiie siècle. Une ancienne citerne d’eau est visible près du château primitif.

Le donjon vieux est formé de l’église Sainte-Marie, de style roman, et d’un logis, constitué de deux pièces voûtées superposées. Quatre citernes alimentaient le château.

Sur l’esplanade ouest se dresse le château plus récent perché sur le roc Sant Jòrdi. Il fut construit sur l’ordre du roi Saint-Louis en 1242 pour renforcer la forteresse. Pour y accéder, un escalier dit de Saint-Louis assez vertigineux monte le long de la paroi du roc. Le « donjon de Sant Jòrdi » est un château avec son propre système de défense capable de résister aux assaillants ayant réussi à accéder à la forteresse et possédait sa propre chapelle dans le donjon, la chapelle Sant-Jordi (Saint-Georges) à nef unique.

Grotte de Limousis 1/4

DSC00311crtag

La grotte de Limousis est une grotte creusée par une rivière souterraine qui se situe dans le département de l’Aude, sur la commune de Limousis.

Géographie

La grotte de Limousis est située à 17 km au nord de Carcassonne, à 1 km du village de Limousis et à 600 m au nord du hameau de Marmoriéres. Elle fait partie intégrante d’une bande calcaire se situant entre la vallée de la Clamoux et celle de la rivière Orbiel, bande calcaire dans laquelle s’ouvre Lo Gaugnas, connu sous l’appellation touristique de gouffre de Cabrespine.

Histoire

Les écrits des naturalistesspéléologueshistoriens et les comptes rendus d’excursions de sociétés savantes, permettent de retracer l’histoire de cette cavité souterraine de plus en plus fréquentée. Dès 1825, le conseil municipal établit en faveur des pauvres de la commune, un droit d’entrée à la grotte. C’est alors que l’on organise les premières visites sous la responsabilité d’un guide. Une première adjudication est accordée en 1852 à Michel Cordes, cultivateur de la commune qui héritera de la gestion du site pour une durée de 4 ans à compter du 1er janvier 1853.

En 1902, c’est Étienne Delaur qui prend la grotte en fermage pour une période de 5 ans. Dès 1905, il propose au conseil municipal de construire à ses frais une passerelle destinée à faire découvrir la partie inconnue de la grotte qui se trouve sur un lac et fait suite à la partie déjà visitée. Pour ce faire, il contacte Pierre Abrial, forgeron à Limousis qui construit donc la passerelle d’une longueur de 38 mètres. Cette passerelle est toujours là de nos jours, seul le plancher primitivement en bois a été remplacé par des plaques de fer en 1935. Ce n’est que 9 ans plus tard, en 1913, lors de travaux d’entretien effectués par Pierre Abrial et Marius Tirafort, respectivement forgeron et maçon de Limousis, qu’une nouvelle importante découverte est effectuée. Ces derniers observent que la bougie qui leur sert d’éclairage de chantier est soufflée assez régulièrement par un fort courant d’air venant d’une barrière stalagmitique. De là à penser que la grotte se poursuit au-delà de cette barrière, il n’y a qu’un pas ou plutôt un coup de marteau à donner. Le passage est réalisé au début de l’année 1913 et débouche sur une découverte majeure : le lustre d’aragonite de la grotte de Limousis.

L’année 1935 restera ensuite comme une année importante dans l’histoire de la grotte : c’est l’année de son électrification. Jusqu’alors, cette cavité ne pouvait se visiter qu’à la lueur des bougies ou des lampes à pétrole. L’électrification de la grotte permettra par la suite, un fort accroissement de la fréquentation touristique.

En 1973, la municipalité confie la gestion de la grotte à la société Gabriel Villa qui exploite déjà les grottes de Clamouse dans l’Hérault et peut donc mettre toute son expérience au service de la grotte de Limousis. Des efforts rapidement couronnés de succès puisque dès l’année 1973, ce sont près de 18 500 visiteurs qui se pressent aux portes de la grotte ; ce chiffre atteindra les 27 000 visiteurs au cours des années 1983 et 1984.

Avec l’ouverture en 1988 de la grotte de Cabrespine, l’environnement touristique de la grotte est totalement modifié, et ces chiffres de fréquentation vont lentement s’éroder pour atteindre les 15 000 visiteurs en 2001. C’est en 2003, avec l’arrivée du nouveau concessionnaire, la société SETSN, gestionnaire par ailleurs du site voisin le gouffre géant de Cabrespine, que la grotte de Limousis va connaître un nouveau souffle. La modernisation du système d’électrification de la grotte, la mise en place d’un son et lumière mettant en valeur le célèbre lustre d’aragonites et la construction d’un confortable bâtiment d’accueil va permette à Limousis d’obtenir un pic de fréquentation jamais atteint auparavant de 37 000 visiteurs.

Aujourd’hui, cette cavité qui fut la première structure touristique de l’Aude, avant la cité de Carcassonne, est définitivement ancrée dans le paysage touristique de ce département.

Préhistoire et archéologie

C’est l’aménagement de la grotte à des fins d’exploitation qui est à l’origine de la découverte de vestiges préhistoriques. Ces derniers démontrent la fréquentation de ces lieux par l’Homme préhistorique ainsi que tout au long des ères historiques suivantes. Pour rendre la visite de la grotte plus confortable, la cavité est électrifiée en 1935. Puis en 1936, on décide d’abaisser partiellement le sol de l’entrée qui n’avait alors que 1,50 m de hauteur pour la dégager et lui donner ses dimensions actuelles : 2 m de hauteur pour 1,30 m de largeur. Cette opération a permis de découvrir une partie très antérieure à la cavité et de reconnaître la présence d’occupations préhistoriques successives dont les restes étaient conservés dans les sédiments accumulés dans ce secteur. Évidemment, cette évacuation de terre ne fut pas conduite selon les règles et méthodes stratigraphiques les plus élémentaires. Les vestiges et remblais furent extraits pêle-mêle et jetés sur le sentier extérieur.

C’est la visite fortuite d’un amateur d’archéologie, l’abbé Émile Janard, alors curé de Limousis qui permit heureusement de sauver quelques pièces de ce naufrage et de reconnaître l’intérêt du site. Passionné devant la qualité de ces découvertes, l’abbé Janard effectua lui-même quelques fouilles complémentaires d’avril à juillet 1937. Celles-ci se déroulèrent dans la première salle de la cavité. Ces fouilles ont pu permettre alors d’établir que la grotte connut des occupations se situant au cours de la Préhistoire récente : NéolithiqueÂge du cuivre et Âge du bronze. Il est également intéressant de noter que l’Homme a continué de fréquenter les lieux au cours de la Protohistoire (Âge du Fer), de l’Antiquité et du Moyen Âge.

Ce site a aussi constitué au cours de temps très anciens, un havre pour les ours des cavernes : des dents d’ours, un crâne, des ossements ainsi que des traces de griffades sur les parois de la cavité attestent de sa présence dans ces lieux à l’époque quaternaire. Pendant six millénaires au moins, du Néolithique ancien jusqu’au Moyen Âge, la grotte de Limousis a donc été régulièrement occupée par des groupes humains plus ou moins importants. À tout moment, dès que la moindre crainte, les moindres troubles sociaux parcourent le pays, l’homme identifie la grotte comme un refuge, un lieu où il pourra se replier loin des difficultés du moment. La caverne est aussi la halte du berger fatigué, le recours du chasseur surpris par l’orage, l’antre du bûcheron chargé d’éclaircir la forêt, du charbonnier pourvoyeur de combustible, ou l’atelier du carrier briseur de calcite.

La grotte de Limousis fut également le théâtre d’occupations plus réjouissantes : jusque dans les années 1950, la population de Limousis, venait traditionnellement lors de la fête locale, effectuer quelques pas de danses dans une galerie profonde de la cavité baptisée « salle de Bal ». Chaque année pour la fête locale du village, l’accordéoniste assurait la mélodie tandis que la grosse caisse rythmait le pas des danseurs.

Description

La grotte de Limousis s’ouvre dans des calcaires d’âge primaire (Dévonien) qui sont dolomitisés, c’est-à-dire qu’ils contiennent en proportion variable un carbonate double de calcium et de magnésium, le calcaire étant du carbonate de calcium. La grotte de Limousis fait vraisemblablement partie du même réseau souterrain que les grottes de Trassanel et le gouffre géant de Cabrespine qui alimentent la résurgence du Pestril située à Lastours. La grotte de Limousis débute par une salle de dimension modeste dans laquelle les vignerons du Cabardes et du Minervois font patiemment vieillir leur cuvée Améthyste. Faisant suite à cette salle, une autre salle beaucoup plus grande appelée « salle des Colonnes » située en contrebas permet l’accès a une galerie de direction sud nord qui mènera le visiteur jusqu’à « la salle du Lac Vert ». Après avoir traversé la « salle du Bal », une barrière stalagmitique permet l’accès à la « salle du Grand Lac » où les premiers bouquets d’aragonites se dévoilent aux visiteurs. Après avoir surplombé le Grand lac grâce à une passerelle métallique conçue en 1913, on accède enfin dans la grande salle du Lustre. Cette dernière salle est la plus vaste et la plus belle du réseau et permet au visiteur d’admirer le trésor de la grotte de Limousis : « le lustre d’aragonites » c’est une concrétion remarquable, masse d’aragonites de plusieurs mètres cubes.

Classement

La grotte de Limousis fait partie de l’ensemble de 24 grottes à concrétions du sud de la France inscrite par l’UNESCO en 2000 sur la liste indicative du patrimoine mondial naturel, antichambre de la liste du patrimoine mondial.